Nurtantio Projects

Musée Gucci
Le tampon qui multipliait la valeur des objets

3 icônes Gucci


Iconique

Le mot-clé de la visite du musée Gucci ? Iconique. Les créations scellées d’un double G sont passée à la postérité. Elles se sont imposées dans l’imaginaire collectif comme les synonymes des mots "luxe" et "glamour".

Le logo Gucci se clone ad nauseam depuis plus d’un demi-siècle. Un vrai mantra. Cette "logomanie" si caractéristique est d’ailleurs le thème-phare d’une des neuf salles du musée. Mais il Signor Gucci ne s’est pas arrêté au GG décliné en motif diamant. Chanel a fait de la chaîne son symbole fort ; le nœud de velours noir ne peut plus se concevoir sans Dior. Et Gucci, lui aussi, a su créer quelques-uns de ces signes reconnaissables entre mille. Le musée florentin leur fait la part belle.

Tour d’horizon pour néophytes

(Pour le drill, rendez-vous au musée)

La bande tricolore : la seule, l’unique. La vert-rouge-vert. Dont on s’aperçoit qu’elle figure dans les cartons de Gucci depuis le beginning du beginning. De l’authentique, quoi.
Le mors de cheval : si, si. Avant de devenir la parfaite babouche de l’Orient lointain, le mocassin à mors de cheval avait acquis ses lettres de noblesse sous les arcades italiennes.
Le motif Flora : des fleurs et des feuilles, le tout joliment mis en musique (nous pourrions écrire, juste parce que c’est joli: "entrelacs de papavéracées et de frondaisons" – mais nous n’en ferons rien). Le motif séduit depuis qu’il est apparu, en 1966, sous l’inspiration de Grace de Monaco.
Le sac bamboo : un petit sac de cuir, une anse de bambou. Et Paf ! ça fait des Choca… hum… un sac Gucci.

Des questions ?

Le coup de génie

Guccio Gucci s’est avant tout fait connaitre pour ses articles de voyage. Des valises et des sacs, qui allient le savoir-faire florentin avec l’élégance britannique – qu’il avait eu tout le loisir d’observer depuis son poste de liftier au Savoy Hotel de Londres. Le coup de génie. Et lorsqu’il appose l’indication, en anglais dans le texte, "G. Gucci, Articles for Travel, Florence", c’est la ruée. Toute la jet-set s’arrache ses malles en cuir haut de gamme.

Gucci se lance alors dans la confection de tenues plus ouvragées les unes que les autres (quelques-unes de ses robes de légende sont exposées au musée, au plus près du visiteur, à notre grand plaisir). Bien plus encore : c’est tout un univers qu’il va développer, année après année. Un art de vivre qui pianote du jeu de backgammon jusqu’au set de pique-nique et qui se décline depuis la bicyclette jusqu’à la limousine.

Bon, bon, bon… et maintenant ?

Le musée laisse sur sa faim (et ce, en dépit de l’installation d’un "Gucci caffè" très "instagrammez-moi-ça"). Les pièces d’exposition sont magnifiques et l’histoire est féérique. Mais trop courte. Et trop : "maintenant que vous connaissez nos logos, passons à la boutique". Ceci étant, le Gucci Museo constitue une belle introduction au travail du créateur florentin. Pour prolonger le plaisir, c’est dans l’espace librairie/bibliothèque qu’il faut arrêter vos pas. Juste avant de vous faire servir la crème glace de l’année au café… d’en face.

Au rayon des petites phrases bien trouvées

"Forever Now" : la philosophie de la maison Gucci. L’idée, c’est de "réinterpréter la créativité du passé comme une source d’inspiration pour le futur".
"Quality is remembered long after price is forgotten" : la qualité demeure, le prix s'oublie. Dixit Aldo Gucci, fils ainé de Guccio, en 1938 (on n’en attendait pas moins de lui).

Crédits photographiques (sites consultés le 11/09/2016) :

- Ceintures
- Buste "Flora" (Sea.Blouinartinfo.com - site archivé)
- Sac Bamboo

Texte : Yoneko NURTANTIO ©
Août 2016

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